• Entrepreneur du mois : Garage Castonguay Mercier

    18 décembre 2017Christopher Johnson

    Pour sa série Entrepreneur du mois, Assurances Multi-Risques s’est entretenue avec Majorique et Anie, propriétaires du Garage Castonguay Mercier, une entreprise familiale fondée en 1982 par les parents de monsieur et dont le couple a pris la relève. Ayant développé un penchant pour l’automobile électrique, ils se tournent vers l’avenir.

     

    Vous avez beaucoup développé votre offre pour les automobiles hydrides et électriques, pourquoi ?

    Anie : Nous essayons de nous montrer avant-gardistes ! En fait, nous pensons qu’éventuellement, les voitures hybrides, puis les électriques, supplanteront les voitures à essence. Le marché nous amène tranquillement vers ça en ajoutant de plus en plus d’options et de nouvelles technologies dans ce type d’automobile.

    Majorique : Ce ne sont pas tous les garages – pour l’instant – qui offre des services pour les voitures électriques et hybrides ! Pas parce que c’est plus complexe, mais plutôt parce que c’est différent ; c’est carrément un autre paradigme. Il faut donc apprendre à penser autrement.

     

    Comment vous êtes-vous spécialisés ? Avez-vous suivi des formations ?

    Majorique : Oui, mon équipe de mécaniciens et moi avons suivi deux formations données par le Comité paritaire de l’industrie automobile concernant les voitures hybrides et électriques. Des fournisseurs indépendants donnent aussi des formations et c’est à nous de prendre l’initiative d’en apprendre plus. Comme c’est une nouvelle technologie en développement, l’évolution est rapide : il faut se tenir au courant ! Et c’est la même chose pour les voitures à essence, nous ne les négligeons pas !

    Anie : Moi aussi, même si je ne joue pas directement dans les moteurs comme eux, je m’instruis sur le sujet ! Ça me permet de répondre aux questions des clients et de les éduquer quant à la mécanique automobile.

     

    Vous qui voyez nombre de voitures entrer dans votre garage chaque jour, sentez-vous que la demande pour les voitures hybrides et électriques est grandissante ?

    Anie : Pour l’instant l’hybride rechargeable est plus populaire. La plupart des gens, même s’ils sont intéressés, attendent que les voitures électriques aient plus d’autonomie. J’avoue qu’elles ne sont pas encore adaptées au climat froid !

    Majorique : Mais il y en a quand même de plus en plus ! L’intérêt est grandissant. Et comme on se « spécialise » un peu dans ce domaine, les clients qui ont un penchant pour ce type de voiture aiment venir ici et nous en parler.

     

    On entend souvent qu’une voiture électrique n’est pas aussi amusante à conduire qu’une voiture à essence : le « feeling » est différent, la conduite aussi. Qu’en pensez-vous ?

    Majorique : C’est vrai qu’en général, les amateurs de voitures, disons « traditionnelles » aiment moins : il manque le bruit. Les gens qui « trippent » moteur ne sont pas des amateurs d’électriques. Mais de toute façon, ceux qui veulent une voiture électrique ne sont généralement pas des amateurs de bruit. Ce sont plutôt des gens qui s’informent beaucoup et développent une véritable passion : ils deviennent de vrais maniaques ! Par ailleurs, en matière de puissance, les voitures électriques surpassent les automobiles au moteur à combustion.

    Anie : En fait, la conduite est totalement différente ! La puissance est si grande rapidement qu’il faut s’adapter. Fait cocasse : un client ici a eu sa voiture électrique cet été et, au moment de poser ses pneus d’hiver, ses pneus d’été avant étaient déjà finis ! Parce qu’aux arrêts ou aux lumières, le démarrage est trop raide : il suffit d’effleurer la pédale d’accélération !

     

    On peut dire que vous êtes un garage à l’affût de l’évolution des technologies. Cela se reflète-t-il autrement dans votre entreprise ?

    Anie : Oui, bien sûr ! Nous sommes situés tout près de l’Université de Sherbrooke et avons beaucoup de clients aux études. Nous devons donc nous adapter à eux. Nous avons entre autres instauré la prise de rendez-vous en ligne sur notre site Web récemment revampé (nous sommes d’ailleurs le seul garage indépendant en Estrie à l’offrir). Les gens apprécient de pouvoir prendre rendez-vous en quelques instants au travail ou sans même quitter le confort de leur sofa. Nous sommes aussi très actifs sur Facebook!

     

    On entend souvent qu’on se fait nécessairement avoir quand on va chez le mécanicien, comment combattez-vous ce cliché ?

    Majorique : Depuis quelques années, l’achat en ligne vient renforcer ce stéréotype, parce qu’il est possible d’y trouver des pièces moins chères qu’au garage. Mais nos prix ne sont pas plus élevés sans raison ! Ici, le fabricant offre une garantie pour les pièces vendues. Aussi, la mécanique automobile devient sans arrêt plus complexe. Plus de temps est donc nécessaire pour faire un diagnostic, mais les gens veulent du rapide, du pas cher !

    Anie : La meilleure façon d’éviter des frustrations dans de telles situations est d’expliquer au client tout le processus derrière la recherche de la source du problème. Aussi, il faut bâtir une bonne relation avec notre clientèle, nous montrer transparents et éduquer.

     

    Pourquoi avoir choisi de faire affaire avec Assurances Multi-Risques ?

    Majorique : Quand mon père était encore propriétaire du garage, il faisait toujours affaire avec un courtier indépendant. J’ai perpétré cette façon de faire, car j’estime qu’un courtier en assurance a des connaissances et des ressources en cas de problème que je ne possède pas.

    Anie : Il peut aussi nous renseigner sur des choses auxquelles nous n’aurions pas pensé d’emblée comme une protection pour vol d’identité pour protéger les coordonnées de nos clients contenues dans notre système. Bref, il nous offre une sécurité supplémentaire et nous pouvons dégager nos esprits de cette responsabilité.