• Entrepreneur du mois : Refuge des Brasseurs

    18 octobre 2017Christopher Johnson

    Pour sa série Entrepreneur du mois, Assurance Multi-Risques s’est entretenue avec les propriétaires du Refuge des brasseurs : les frères Marc-Olivier et Louis-Philipe Brault, ainsi que Myriam Tremblay-Colin, leur amie. Fondée en 2015, cette microbrasserie située dans le quartier universitaire se veut un repère accueillant et chaleureux pour découvrir des bières artisanales fabriquées sur place.

     

    Comment avez-vous commencé à brasser de la bière?

    Marc-Olivier : Tout a commencé par une erreur… Mon frère et moi pensions avoir acheté un 60 L de vin en vue d’une soirée festive, mais nous nous sommes plutôt procuré un ensemble de brassage pour produire cette quantité !

    Louis-Philippe : Pour « rentabiliser notre investissement », nous avons acheté en ligne le nécessaire pour faire du vin, puis avons rapidement découvert la possibilité de brasser de la bière ! Et ça a été le coup de foudre ! On s’est découvert une véritable passion ! On a débuté en brassant à même notre appartement des recettes préparées, puis éventuellement, on s’est mis à créer nos propres recettes et à brasser tout type de grains.

    Myriam : Je me suis jointe à l’aventure un peu plus tard, et avec Louis-Philippe, nous sommes maintenant les brasseurs officiels du Refuge. Toutefois, près de deux années ont été nécessaires après l’ouverture pour obtenir notre permis de brassage artisanal. Jusque-là, nous avions une entente avec Brasseurs du Monde : ceux-ci brassaient nos recettes de bière. Depuis avril 2016, nous sommes fiers d’offrir des bières brassées sur place !

     

    Vous êtes donc devenu maître brasseur, que cela signifie-t-il?

    Louis-Philippe : Nous supervisons les opérations de brassage dans la production de la bière. Bref, nous brassons de A à Z : de la création des recettes à l’assurance qualité. Pour obtenir ce titre, nous avons suivi un cours de brassage avancé à Saint-Hyacinthe. Toutefois, cette formation étant de courte durée, nous avons dû apprendre beaucoup par nous-mêmes, dans les livres, sur Internet…

    Marc-Olivier : Depuis, la formation s’est beaucoup améliorée au Québec. Le Cégep de Jonquière offre maintenant un AEC en Techniques de production en microbrasserie et l’Université Bishop, un certificat des Sciences de la bière. Des formations bien plus longues et complètes !

     

    Et vous êtes de toute évidence talentueux : vous avez reçu des distinctions ! Pouvez-vous m’en parler?

    Myriam : Avant de concrétiser le projet du Refuge, nous avons participé à des concours de brassage amateurs. Nous avons remporté une troisième position à la National Capital Homebrew Competition pour notre Tanière, la bière rousse maintenant sur notre menu, et une première position dans un concours amical à Montréal, le Summer Chiller, pour notre Blonde basilique dont la disponibilité est à venir.

     

    Vous êtes implantés tout près de l’université et votre clientèle étudiante est donc importante. Pourquoi une microbrasserie comme le Refuge fonctionne-t-elle auprès de cette clientèle qu’on pourrait croire plus portée à faire la fête?

    Louis-Philippe : L’effervescence entourant la bière de microbrasserie ne cesse de grandir. Les gens, même les étudiants universitaires, souhaitent déguster de bonnes bières, faire des découvertes ! Ils réalisent de plus en plus l’importance du plaisir gustatif.

    Marc-Olivier : Ça ne veut pas dire que les étudiants ne veulent plus faire la fête ! Mais ils recherchent aussi un environnement calme et posé pour savourer des bières goûteuses. Voilà d’ailleurs qui résume bien la culture microbrassicole : boire en qualité plutôt qu’en quantité. D’ailleurs, ici, avant, c’était un bar dansant. On pourrait penser ce positionnement près de l’université stratégique ! Pourtant, impossible pour un club de fonctionner tout le temps : il y a des moments forts dans la semaine, dans l’année. Et c’est très bruyant, dérangeant même pour les résidents autour, en plus de n’attirer qu’un type de clientèle. Au Refuge, même si notre clientèle est surtout composée d’étudiants, des professionnels viennent aussi, c’est diversifié. Et la clientèle afflue quotidiennement.

     

    Vous avez tous les trois étudié en génie à l’Université de Sherbrooke, pourquoi cette réorientation?

    Myriam : Les gens s’étonnent parfois que nous ayons quitté un domaine stable et sécuritaire financièrement. Mais nous avons simplement choisi de faire ce qui nous rend heureux. Comme on dit « Fait ce que tu aimes et tu ne travailleras jamais une journée dans ta vie » !

    Marc-Olivier : Aussi, mon frère et moi avions toujours rêvé d’avoir notre propre business. Exploiter notre passion pour la bière en ouvrant une microbrasserie s’avérait donc un mélange parfait !

     

    Quels sont vos prochains objectifs?

    Louis-Philippe : D’abord, nous aimerions grossir le système de brassage. Aussi, en 2018, nous voulons offrir de la bière en canettes pour emporter. Nous en vendons déjà en cruchons à remplir sur place, mais la durée de conservation de la bière se limite à 7 jours. En canettes, elle se conserve beaucoup plus longtemps. Cela nous permettra d’éventuellement distribuer dans les épiceries et les dépanneurs. Nous aimerions aussi fournir les 4@7 et les 5@8 universitaires en bière, comme nous le faisons déjà avec la Faculté des lettres et sciences humaines, tout en continuant d’améliorer notre menu « bouffe ».

     

    Pourquoi avoir choisi de faire affaire avec un courtier d’assurance indépendant?

    Myriam : Assurances Multi-Risques nous a d’abord été recommandée par un ami. Mais outre cette recommandation, nous avons décidé de faire affaire avec AMR pour encourager un autre entrepreneur de la région, comme nous en sommes aussi.

    Marc-Olivier : Ça nous évite beaucoup de gestion ! Et de stress aussi ! Comme nous n’avons pas à nous préoccuper des assurances. Bref, confier cet aspect de notre entreprise à quelqu’un de fiable et de connaisseur nous permet de nous concentrer sur notre projet.