
Subir un sinistre est déjà une source de stress importante. Recevoir une lettre de refus d’indemnisation de la part de son assureur peut rendre la situation encore plus complexe et frustrante.
Plusieurs raisons peuvent expliquer la décision d’un assureur : une exclusion prévue au contrat, un problème d’interprétation des garanties ou des renseignements manquants lors de la réclamation.
Heureusement, un refus ne signifie pas toujours la fin de vos démarches. Il existe des étapes claires à suivre pour comprendre cette décision, vérifier vos droits et contester la position de l’assureur si nécessaire.
Comment réagir face à un refus? Quelles sont les démarches à entreprendre selon votre type de contrat? Et quel est le rôle d’un courtier dans ce processus?
Voici ce qu’il faut savoir pour réagir efficacement et faire valoir vos droits.
Quelles sont les causes fréquentes d’un refus d’indemnisation?
Avant de contester la décision de votre assurance, vous devez d’abord comprendre ses raisons.
Elle peut refuser de couvrir un sinistre pour plusieurs motifs.
Chaque contrat d’assurance comporte ses propres règles, ses limites et ses conditions. Voici les motifs les plus couramment invoqués par les assureurs :
- Une exclusion spécifique au contrat : certains événements, types de dommages ou biens spécifiques ne sont tout simplement pas couverts par votre police d’assurance.
- Le manque d’entretien ou l’usure normale : l’assurance protège contre les événements soudains et accidentels. Elle ne couvre pas la détérioration progressive de votre propriété.
- Une fausse déclaration ou une omission : oublier ou mal préciser un détail important lors de la souscription peut annuler une réclamation. Le non-respect des conditions du contrat peut entraîner un refus. Cela inclut certains délais de déclaration non respectés. Cela inclut aussi l’absence de mesures de prévention exigées par l’assureur.
- Un manque de preuves ou de justificatifs : des documents manquants peuvent prouver le sinistre. Ils peuvent aussi confirmer la valeur des biens réclamés. Cela ralentit ou bloque l’indemnisation.
Prendre le temps d’identifier la cause exacte du refus dans la lettre de votre assureur est la première étape.
Cela vous aide à savoir si une contestation est possible.
Refus en assurance auto vs habitation : quelles sont les différences?
Voici ce qui distingue principalement les refus pour ces deux types de couvertures :
En assurance automobile : Le refus est souvent lié à l’utilisation du véhicule ou à l’identité du conducteur :
- Le conducteur non déclaré : le sinistre survient alors que le véhicule était conduit par une personne habitant sous votre toit ou utilisant fréquemment l’automobile sans être inscrite à votre police.
- L’usage non conforme : l’automobile est utilisée à des fins commerciales, de livraison ou de transport rémunéré sans que l’assureur en ait été avisé.
- Les collisions avec un tiers ou un délit de fuite : l’indemnisation dépend du type de couverture souscrite. Elle dépend aussi des informations recueillies sur les autres parties impliquées.
En assurance habitation : Le refus repose généralement sur la nature des dommages ou l’entretien de la propriété :
- Les dommages graduels vs soudains : l’assurance protège contre les événements imprévus. Une fuite d’eau lente sur plusieurs mois ou la détérioration normale d’une toiture sont exclues.
- L’absence d’avenants spécifiques : certaines infiltrations d’eau, l’eau au-dessus du sol ou le refoulement d’égout exigent des protections optionnelles. Il faut les ajouter au contrat.
- L’absence d’occupation prolongée : la résidence a été laissée vacante au-delà du délai permis par votre contrat sans en avertir votre assureur.
Quelles sont les étapes pour contester un refus d’indemnisation?
Si vous pensez que le refus de votre assureur est injustifié ou que votre situation a été mal comprise, vous pouvez demander une révision.
Voici les démarches à suivre pour faire valoir vos droits :
- Consulter votre courtier d’assurance : c’est la toute première chose à faire. Votre courtier est là pour défendre vos intérêts. Il analyse les garanties de votre contrat pour déterminer ce qui peut être contesté et vous évite d’entreprendre des démarches inutiles si le refus est bel et bien fondé.
- Relire attentivement la lettre de refus et votre contrat : réévisez les articles, exclusions et conditions spécifiques invoqués par l’assureur pour appuyer sa position.
- Rassembler des preuves complémentaires : fournissez tout document pertinent pouvant soutenir votre dossier (factures d’entretien, photos récentes, rapports d’experts ou déclarations de témoins).
- Contacter l’expert en sinistre : échangez directement avec la personne en charge de votre dossier pour clarifier la situation et lui transmettre vos nouvelles pièces justificatives. Vous pouvez aussi consulter notre article pour savoir comment faire une réclamation d’assurance étape par étape.
- Demander une révision interne : si le désaccord persiste, vous pouvez demander à ce que votre dossier soit transmis au service des plaintes ou au responsable des réclamations de la compagnie d’assurance.
Quelles informations inclure dans votre lettre de contestation?
Si vous devez écrire à votre assureur pour faire réévaluer un dossier, vous n’avez pas besoin d’un document juridique complexe. L’important est de transmettre une lettre claire et factuelle.
Assurez-vous d’y inclure les renseignements suivants :
- Les informations de base : vos coordonnées complètes, votre numéro de police et le numéro de dossier de réclamation.
- Un rappel factuel du sinistre : la date, l’heure et une description simple et chronologique des événements.
- Le motif de votre contestation : expliquez clairement pourquoi vous êtes en désaccord avec la décision en vous appuyant sur votre contrat ou les pièces justificatives.
- Les pièces jointes requises : joignez toute nouvelle preuve pertinente (factures d’entretien, photos supplémentaires, rapports ou témoignages).
Que faire si l’assurance de la partie adverse ne répond pas?
Lors d’un accident de voiture avec un tiers, il peut arriver que l’autre conducteur refuse de coopérer. Il peut aussi contester les faits. Ou il peut ne pas répondre à son assureur.
Dans une telle situation, la démarche demeure simple :
- Signalez la situation à votre assureur. Transmettez-lui votre version des faits. Joignez le constat amiable, même signé par vous seul. Ajoutez aussi les coordonnées du tiers.
- Laissez les assureurs traiter le dossier : au Québec, en vertu de la Convention d’indemnisation directe (CID), vous faites affaire directement avec votre propre compagnie d’assurance pour les dommages à votre véhicule, selon la responsabilité établie.
- Fournissez un maximum de preuves : les photos de l’accrochage, un rapport policier ou les coordonnées de témoins aident à établir les faits même sans la collaboration du tiers.
Quel est le rôle de votre courtier AMR lors d’un litige?
Faire face à un refus d’indemnisation ou à des démarches qui s’étirent peut rapidement devenir une source de stress. C’est dans ces moments que l’indépendance et l’expertise de votre courtier prennent tout leur sens.
Chez AMR, nos courtiers travaillent pour vous, et non pour les compagnies d’assurance. En cas de réclamation complexe ou de désaccord avec l’assureur, votre courtier peut :
- Analyser la décision de l’assureur : vérifier si le refus ou la proposition d’indemnisation respecte fidèlement les garanties et les conditions de votre police.
- Représenter vos intérêts : transmettre les pièces justificatives manquantes et effectuer les démarches auprès du département des réclamations pour obtenir une réévaluation de votre dossier.
- Vous accompagner à chaque étape : vous expliquer les recours possibles et faire le suivi nécessaire pour vous aider à traverser la situation en toute tranquillité d’esprit.
Face à un refus ou une décision d’assurance insatisfaisante, vous n’avez pas à traverser ces démarches seul. Prenez le temps de discuter avec votre courtier AMR pour évaluer vos options et faire valoir vos droits.
En résumé :
- Un refus d’indemnisation découle souvent d’une exclusion au contrat, d’une limite de garantie ou d’un manque de documents justificatifs.
- Les motifs varient grandement entre l’assurance automobile (conducteur non déclaré, usage non conforme) et l’assurance habitation (dommages graduels, absence d’avenants spécifiques).
- Face à une décision qui ne vous satisfait pas, vous pouvez la contester. Rassemblez de nouvelles preuves et demandez une révision interne.
- Votre courtier indépendant AMR vous accompagne pour analyser la décision de l’assureur, réévaluer vos protections et faire les démarches à vos côtés.
