• « C’est quand on perd nos libertés qu’on réalise à quel point on en avait. »

    15 mai 2020Christopher Johnson

    Cette semaine, pour notre série d’articles sur la vie de nos courtiers en télétravail, nous avons interviewé Véronicque Hamel en compagnie de ses deux enfants Mary-Lee 13 ans et Jayrémi 9 ans, et de son petit chien Brady (comme Tom Brady des Patriotes) !

    Est-ce ta première expérience de télétravail ?

    Véronique : Oui, c’est ma première expérience de télétravail. Je n’avais jamais eu l’occasion de travailler à partir de chez moi avant le confinement. Et bien sincèrement, c’est assez l’fun de ne pas avoir à se déplacer de ne pas rester pris dans le trafic, de pouvoir manger à la maison le midi avec les enfants, mais je m’ennuie vraiment trop de mon bureau ! (rires) Mes collègues et mes boss me manque tellement!

    Comment se passe la dynamique télétravail/enfants pour toi ?

    Véronicque : Ça se passe relativement bien! Mes enfants ne sont plus des bébés alors ils comprennent qu’il ne faut pas me déranger lorsque je suis au téléphone avec un client. Ils sont tranquilles dans l’ensemble et ils vaquent à leurs occupations. (rires)

    Jayrémi a commencé l’école cette semaine, il était vraiment content de revoir ses amis. Ce matin ça lui tentait un petit peu moins (rires), mais ça se passe bien. Ils ne les brusquent pas trop je pense à l’école, c’est assez relax.

    Est-ce que le retour à l’école t’inquiète un peu?

    Véronicque : Non pas vraiment. Personne chez nous n’a de santé précaire alors c’est moins stressant. C’est d’ailleurs très rare qu’on tombe malade.

    Quelle activité te manque le plus actuellement ?

    Véronicque : Les gens qui me connaissent savent que j’aime beaucoup aller voir des spectacles. Mais là, puisqu’un spectacle est un grand rassemblement, tout a été annulé pour l’été au moins… C’est un vrai deuil pour moi de ne pas pouvoir assister aux spectacles auxquels j’avais prévu aller, comme le Festival d’été de Québec par exemple.

    Sinon juste de faire des soupers entre amis et aller visiter ma famille à Montréal me manquent. Mais là ce n’est pas du tout le moment puisque Montréal est un épicentre du COVID-19, on n’y va pas et eux non plus ne viennent pas en région évidemment.

    En fait, toutes sortes de rassemblements me manquent! Je suis une fille tellement trop sociable dans la vie! J’aime voir du monde et sortir tout le temps; au grand désespoir de mon chum qui aimerait ça relaxer la fin de semaine des fois! (rires)

    Quelle sera la première chose que tu feras quand la situation sera revenue « normale » ?

    Véronicque : Inviter du monde chez nous! En plus on s’est fait installer une piscine l’année dernière, on espère vraiment abuser de faire des poolparty cet été!

    Un BBQ sur le bord de la piscine avec des amis, ça va être ça mon genre de rassemblement à moi quand ça sera permis! (rires)

    Le métier de courtier d’assurance est reconnu depuis le tout début du confinement comme étant un service essentiel. Qu’est-ce que cela te fait de savoir que ton métier est indispensable pour le bien-être et la sécurité des Québécois?

    Véronique : Je me suis d’abord trouvée très privilégiée de pouvoir continuer à exercer mon métier. Le taux de chômage n’a jamais été aussi élevé qu’en ce moment au Québec, alors je considère que j’ai vraiment beaucoup de chance.

    En plus, Christopher et Marie-Eve ont rapidement pris toutes les mesures nécessaires pour qu’on puisse continuer à donner du service à notre clientèle, même à partir de chez nous. Ils ont pris les devants sur plusieurs compagnies et leur proactivité a fait en sorte que dès la première semaine de confinement, nous étions tous installés et prêts à travailler.

    Comment crois-tu que cette pandémie va changer le monde et sa façon de fonctionner ?

    Véronicque : Je pense que ça nous fait réfléchir plusieurs sur le fait que dans la vie, rien n’est acquis. Qu’on a de la chance en temps normal de pouvoir se promener d’une ville à l’autre, de voir nos familles et nos amis, d’être libre d’aller comme bon nous semble, d’aller voir des spectacles!

    C’est quand on perd nos libertés qu’on réalise à quel point on en avait. En ce qui me concerne, j’ai réalisé à quel point j’ai de la chance : je voyage, je suis entourée de merveilleuses personnes dans ma vie, je fais un métier que j’aime, etc.

    Aussi, on le voit beaucoup depuis quelques semaines dans les médias et les réseaux sociaux, mais on remarque que la planète Terre se porte beaucoup mieux depuis qu’on est enfermé chez nous… Chez nous, on fait beaucoup plus attention à notre consommation. On va moins à l’épicerie, et on gaspille beaucoup moins la nourriture qu’il y a dans le frigo. On essaie de faire plus attention à ces choses-là. Le confinement aura finalement été une bonne chose pour ça.