• « Je pense qu’on va faire un peu plus attention à nous. »

    5 juin 2020Christopher Johnson

    Cette semaine, pour notre série d’articles sur la vie de nos courtiers en télétravail, nous avons interviewé Anne-Marie Bussières. Si elle trouvait la situation très difficile au départ, elle y trouve aujourd’hui son compte! Dans cet article, elle nous parle de son expérience de télétravail et du confinement.

    Est-ce ta première expérience de télétravail?

    Anne-Marie : Oui effectivement, c’est ma première expérience de télétravail, du moins de cette façon-là! J’étais travailleur autonome avant donc ça m’arrivait de travailler à la maison et au bureau, mais là d’être vraiment chez moi pour des journées de travail complètes c’est la première fois.

    J’ai vraiment trouvé ça dur au début parce que j’aime ça être avec mes collègues de travail et faire mon petit «bla bla» quotidien! La situation était quand même particulière, parce qu’on était non seulement à la maison, mais aussi parce qu’on ne pouvait voir personne au début. Ce n’était pas comme quelqu’un qui fait du télétravail en temps normal, qui voit du monde en dehors et qui a un minimum de vie sociale. Là on était vraiment enfermé chez nous, et j’ai trouvé ça rough le premier mois.

    Mais je m’y suis finalement habituée! C’est drôle parce que je n’aurais jamais pensé aimer travailler de la maison, mais on dirait que c’est en train de prendre un autre tournant; je commence à aimer ça! J’apprécie surtout de ne pas avoir à gérer mon temps le matin et le soir, les voyagements, le trafic, etc. Mon plus jeune rentre de l’école vers 15 :30 et je suis à la maison, ça facilite beaucoup les choses.

    Peut-être aussi que je vois le télétravail moins pire que ce l’était au départ parce qu’on déconfine tranquillement pas vite, alors le soir et les fins de semaine on peut voir du monde et faire un peu plus de choses.

    Comment s’est passé le retour à l’école de ton plus jeune Anthony?

    Anne-Marie : Au début il ne voulait pas y aller, mais finalement après 2 ou 3 jours la routine est revenue et il était content de revoir ses amis. L’adaptation à l’école s’est faite très rapidement et il a vite compris qu’il devait se laver les mains aux 5 minutes (rires) et faire attention. Après 3 jours on en entendait plus parler!

    Quelle activité te manque le plus actuellement ?

    Anne-Marie : Mes sorties au restaurant! Moi je suis une « mangeuse de restaurants » dans la vie, j’aime vraiment ça! C’était comme mon petit moment du week-end alors j’ai trouvé ça difficile. Alors c’est sûr que la première chose que je vais faire dès que les terrasses seront permises, c’est de sortir prendre un verre!

    J’aime beaucoup me promener et essayer différentes terrasses et restaurants. Je n’en préfère pas un en particulier. S’ils servent du tartare, moi je suis bien contente! (rires)

    Le métier de courtier d’assurance a été reconnu dès le début du confinement comme étant un service essentiel. Quelle a été ta réaction?

    Anne-Marie : Quand les mesures ont été annoncées, on était tous au bureau, et c’était sur l’heure du diner si je me rappelle bien. Christopher et Marie-Ève ont pris la situation en main très rapidement. Avant même le début officiel du confinement, on était tous installés en télétravail. Ça a été très rapide.

    Et pendant quelques heures, avant l’annonce officielle des services essentiels autorisés à opérer, on n’était pas certain de rester ouvert, parce que dans le fond, on dépendait des assureurs. Si les compagnies d’assurances fermaient, nous aussi. Mais j’étais assez confiante, car dans ma tête à moi, ça ne faisait pas de sens de fermer un service comme le nôtre. Et comme de fait, nous faisions partie des services essentiels.

    J’étais vraiment contente, parce que tous les jours on entend qu’il y a un grand nombre de personnes qui vivent une situation difficile… Ça a ébranlé mes habitudes, mais au moins j’ai gardé mon emploi et j’ai pu continuer à travailler.

    De quelle façon crois-tu que cette pandémie changera le monde et sa façon de fonctionner ?

    Anne-Marie : C’est évident que ça va tous nous avoir ébranlés dans un sens; c’est quand même la première fois qu’on vit une situation comme celle-là! On va surement rester plus sur nos gardes en général, on le voit quand on va à l’épicerie, on est comme jamais sûr de ce qu’on peut faire ou pas, on se tient loin, et ça ne faisait pas partie de notre quotidien… Les choses vont mettre du temps à revenir comme avant, je pense surtout aux rassemblements (spectacles, concerts, foires et festivals) à cause des mesures sanitaires.

    Je pense aussi qu’on va faire un peu plus attention à nous, dans le sens où le fait de rester à la maison et ne rien pouvoir faire nous aura appris à prendre une pause, à ralentir un peu.